L’IFOP vient de publier une analyse, à partir de données cumulées d’enquêtes réalisées sur la période 2005-2010 et d’enquêtes historiques, sur les catholiques en France en 2010.
Que le poids du catholicisme en France ait constamment diminué des années 50 à nos jours, avec une baisse plus sensible à partir des années 70, n’est pas une nouvelle. Il est plus intéressant de noter que la diminution la plus importante est celle de la pratique religieuse, plus que de l’appartenance: les "messalisants" (ceux qui déclarent aller régulièrement à la messe) sont passés de 27 à 4,5% de la population entre 1952 et 2006. Reste cependant que les 2/3 des Français se déclarent encore catholiques.
Sur les 5 dernières années, on constate que c’est principalement le nombre de personnes sans religions qui augmente (+7), en proportion de la diminution du nombre des catholiques (-11 points); la part des protestants augmente de 2 points, celle des autres religions dont l’islam également).
Sur la composition sociodémographique des catholiques, rien de nouveau non plus par rapport aux précédentes analyses publiées par l’IFOP. C’est sur la répartition géographique des catholiques pratiquants que l’on découvre un élément nouveau: l’ouest de la région parisienne (Val d’Oise, Yvelines et départements de l’ouest parisien) constitue une zone de force du catholicisme actif.
Enfin, politiquement, les catholiques sont dans l’ensemble plus proches des partis de droite que l’ensemble des Français (30,6% pourl’UMP contre 25,1% en moyenne); cela est encore plus marqué pour les catholiques pratiquants. La cote de Nicolas Sarkozy a cependant diminué auprès des catholiques, notamment des pratiquants, au cours de l’année écoulée.
L’analyse complète est disponible en pdf sur le site d’ l’IFOP.