Bourses doctorales, catholicisme et modernité

La Faculté de théologie catholique de l’Université de Tilburg (Pays-Bas) propose deux bourses de recherche doctorale dans le cadre des programmes de recherche “Christian Identity in a Pluralistic Context: Continuity and Discontinuity” et “(Re)actualizing Catholic Identity in Advanced Modernity”.

Les Français et les nouveaux enjeux de la famille

L’IFOP met en en ligne les résultats d’une enquête sur les Français et les nouveaux enjeux de la famille réalisée pour Femme actuelle et Enfant magazine.

Cela fournit une sorte de portrait des valeurs familiales. On constate facilement que la variable de l’appartenance religieuse a une influence notable sur le résultat pour plusieurs des aspects étudiés.
Ainsi, ‘deux adultes du même sexe avec des enfants issus d’une précédente union’, cela constitue une famille de l’avis de 50% des sondés. Si l’on regarde du côté de l’appartenance religieuse, ils sont 24% des catholiques pratiquant réguliers, 36% des pratiquants occasionnels, 46% des non pratiquants et 63% des sans religion à considérer ce groupe comme une famille. La variation est comparable si l’on évoque ‘deux adultes du même sexe avec des enfants adoptés’: 18% des catholiques pratiquant réguliers, 36% des pratiquants occasionnels, 45% des non pratiquants et 60% des sans religion.
Les sondés dans leur ensemble sont 51% (ils étaient 46% en 2006) à considérer que les couples homosexuels devraient avoir les mêmes droits à l’adoption que les couples hétérosexuels mariés. Là encore, on trouve 22% des pratiquants, 35% des pratiquants occasionnels, 48% des non pratiquants et 64% des sans religion.
90% des sondés pensent que le travail des femmes contribue à l’indépendance de la femme et à l’équilibre des couples. 67% cependant pense que le travail des femmes favorise l’éclatement de la famille. Cette opinion est exprimée par la majorité des catholiques, qu’ils soient pratiquants réguliers (56%) ou occasionnels (42%), ainsi que par 47% des musulmans.
C’est chez les catholiques pratiquants que l’on associe le plus la famille au bonheur, et chez les athées qu’on l’associe le plus au partage (47% contre 26% des catholiques pratiquants réguliers). Enfin, les athées associent plus la famille à des notions négatives (conflits, contraintes) que les croyants.

Mariage, divorce et droit des religions (suite)

Cardiff Law School et Centre for the Study of Islam in the UK de Cardiff University viennent de publier un rapport de leur programme de recherche sur l’utilisation du droit interne des religions dans le pays: ‘Social Cohesion and Civil Law: Marriage, Divorce and Religious Courts’ (Beth Din, cour matrimoniale de l’Eglise catholique romaine, “Shariah Council”).
Social Cohesion and Civil Law: Marriage, Divorce and Religious Courts, Gillian Douglas, Norman Doe, Sophie Gilliat-Ray, Russell Sandberg and Asma Khan, June 2011, disponible en ligne.

Visite du Pape au Royaume-Uni

La visite du pape au Royaume-Uni a donné lieu à plusieurs sondages d’opinion dont les médias se font l’écho (voir par exemple les commentaire sur les sondages d’opinion par rapport à cette visite dans plusieurs journaux comme Nation ou en France Le Figaro). Une analyse commentée de tous ces sondages se trouve sur le blog British Religion in Numbers.

Les valeurs importantes du quotidien

TNS-Sofres met en ligne les résultats d’une enquête sur les valeurs importantes du quotidien réalisée par TNS Sofres / Logica les 29 et 30 avril 2010 pour Pèlerin.
Les questions portaient sur les valeurs, notamment en rapport avec la religion catholique; la première était "Parmi les valeurs suivantes que l’on peut vivre au quotidien, quelles sont les plus importantes pour vous dans la vie de tous les jours?", la suivante "Et parmi ces mêmes valeurs du quotidien, quelles sont celles dont les gens manquent le plus dans la vie de tous les jours ?", ensuite "Toujours parmi ces mêmes valeurs, lesquelles associez-vous le plus à Jésus Christ ?", et enfin, "Parmi les grandes valeurs chrétiennes suivantes, quelle sont les deux auxquelles vous êtes le plus attaché(e) ?"

C’est la politesse qui vient en tête chez tous, à la fois comme valeur la plus importante et comme étant celle qui manque le plus dans la vie de tous les jours – il est sans doute beaucoup plus facile de constater l’impolitesse des autres que de se rendre compte de la sienne propre. Là dessus, le sondage n’apporte pas grand chose; par contre, celui qui a le temps de comparer les taux de réponse de l’ensemble des répondants et celui des pratiquants, réguliers ou occasionnels, pourra constater que l’importance accordée à la patience ou au sens de l’effort, par exemple, peut varier considérablement.