Les pratiquants anglais et la morale politique

BRIN commente les résultats d’un sondage sur les attitudes des chrétiens pratiquants envers les valeurs morales des personnalités politiques et publiques (Etude Cpanel de ComRes concernant des chrétiens pratiquants au Royaume-Uni, octobre 2011).

79% des chrétiens pratiquants seraient prêt à changer d’affiliation politique sur leur candidat témoignait de valeurs personnelles peu élevées, contre 43% des électeurs selon un sondage d’août 2011. 75% d’entre eux considèrent l’infidélité conjugale comme une preuve d’incapacité à tenir sa parole, tout en admettant à 54% que la plupart des personnalités politiques étaient corrects (contre 33% des électeurs). 74% des chrétiens se désabonneraient de leur journal si les journalistes montraient une morale peu élevée, contre 52% de la population.

Les jeunes chrétiens soutiennent l’identité musulmane

Un communiqué de presse du projet Warwick Religions and Education Research Unit    annonce un premier résultat, obtenu à partir d’une enquête menée auprès de 10 000 collégiens âgés de 13 à 15 ans: les jeunes chrétiens pratiquants sont plus nombreux que les jeunes sans religion à soutenir les revendications identitaires des collégiens musulmans. Ils sont ainsi 79% à soutenir le droit de porter le voile au collège, contre 59% des chrétiens non pratiquants et 60% des sans religions; pour le port de la burka, ils sont 63%  contre respectivement 51 et 52%; enfin, pour les écoles musulmanes, 29% contre 23 et 18%.

Vivre pleinement

Theos évoque les résultats d’un sondage mené par ComRes à la demande de CAFOD Tearfund Theos, wholly living. Il s’agissait de demander aux habitants du Royaume-Uni ce qui permet de rendre heureux. La publication de ce sondage coïncide avec la publication d’un rapport conjoint de Theos, CAFOD(Catholic Agency for Overseas Development) et Tearfund (entreprise chrétienne de développement et soutien) sur le développement international, Wholly living.
Interrrogés sur ce qui les rend heureux, 97% des personnes évoquent le fait de passer du temps avec leurs familles et leurs amis, 92% choisissent « avoir un travail intéressant ». Un salaire élevé ne vient en tête que pour 64% des interviewés. Theos souligne le fait que 75% des interviewés citent le fait d’aider les autres, 54% le fait d’aider les autres à l’étranger.
Théos se réjouit aussi, y voyant un signe positif pour notre société, que 89% des interviewés, interrogés sur ce qui les rend heureux, affirment qu’il est important pour leur bonheur de vivre dans un monde où la pauvreté n’existerait pas. Pour ma part, j’avoue que je m’interroge sur les 11% restant… bref, les résultats complets du sondage sont .