ISSP cumulé

Alison Park, coordonnatrice de la participation britannique à l’ISSP (International Social Survey Programme, http://www.issp.org/) annonce la publication des résultats comparés des 3 séries d’enquête ISSP ‘religion’ (1991, 1998 and 2008), pour 28 pays du monde ayant chacun participé à au moins deux des modules "religion" de l’ISSP. L’accès à ces données se fait par la base de données ZACAT du programme GESIS.

 

Les Français et les nouveaux enjeux de la famille

L’IFOP met en en ligne les résultats d’une enquête sur les Français et les nouveaux enjeux de la famille réalisée pour Femme actuelle et Enfant magazine.

Cela fournit une sorte de portrait des valeurs familiales. On constate facilement que la variable de l’appartenance religieuse a une influence notable sur le résultat pour plusieurs des aspects étudiés.
Ainsi, ‘deux adultes du même sexe avec des enfants issus d’une précédente union’, cela constitue une famille de l’avis de 50% des sondés. Si l’on regarde du côté de l’appartenance religieuse, ils sont 24% des catholiques pratiquant réguliers, 36% des pratiquants occasionnels, 46% des non pratiquants et 63% des sans religion à considérer ce groupe comme une famille. La variation est comparable si l’on évoque ‘deux adultes du même sexe avec des enfants adoptés’: 18% des catholiques pratiquant réguliers, 36% des pratiquants occasionnels, 45% des non pratiquants et 60% des sans religion.
Les sondés dans leur ensemble sont 51% (ils étaient 46% en 2006) à considérer que les couples homosexuels devraient avoir les mêmes droits à l’adoption que les couples hétérosexuels mariés. Là encore, on trouve 22% des pratiquants, 35% des pratiquants occasionnels, 48% des non pratiquants et 64% des sans religion.
90% des sondés pensent que le travail des femmes contribue à l’indépendance de la femme et à l’équilibre des couples. 67% cependant pense que le travail des femmes favorise l’éclatement de la famille. Cette opinion est exprimée par la majorité des catholiques, qu’ils soient pratiquants réguliers (56%) ou occasionnels (42%), ainsi que par 47% des musulmans.
C’est chez les catholiques pratiquants que l’on associe le plus la famille au bonheur, et chez les athées qu’on l’associe le plus au partage (47% contre 26% des catholiques pratiquants réguliers). Enfin, les athées associent plus la famille à des notions négatives (conflits, contraintes) que les croyants.

L’écart de valeurs Etats-unis / Europe

Pew Forum a mis en ligne il y a quelques jours un rapport sur l’écart de valeurs entre Américains et Européens occidentaux (The American-Western European Values Gap).

On y apprend notamment que la moitié des Américains jugent la religion très importante, contre 22% des Espagnols, 21% des Allemands, 17% des Anglais et 13% des Français.

Les pratiquants anglais et la morale politique

BRIN commente les résultats d’un sondage sur les attitudes des chrétiens pratiquants envers les valeurs morales des personnalités politiques et publiques (Etude Cpanel de ComRes concernant des chrétiens pratiquants au Royaume-Uni, octobre 2011).

79% des chrétiens pratiquants seraient prêt à changer d’affiliation politique sur leur candidat témoignait de valeurs personnelles peu élevées, contre 43% des électeurs selon un sondage d’août 2011. 75% d’entre eux considèrent l’infidélité conjugale comme une preuve d’incapacité à tenir sa parole, tout en admettant à 54% que la plupart des personnalités politiques étaient corrects (contre 33% des électeurs). 74% des chrétiens se désabonneraient de leur journal si les journalistes montraient une morale peu élevée, contre 52% de la population.

Valeurs de l’Europe

European Values Study et Tilburg University lancent un appel à contribution pour un colloque international sur les valeurs de l’Europe, 23-25 novembre 2011, Tilburg University, Pays-Bas.

Hans-Dieter Klingemann (Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung) et David Voas (University of Manchester) seront les conférenciers principaux. On y présentera l’Atlas of European Values.

Féminisation de la société

L’Ifop publie les résultats d’une enquête réalisée pour Famille Chrétienne sur la féminisation de la société.

Bien que 86% des interviewés considèrent que "la société valorise des valeurs globalement masculines comme la force ou l’acceptation du conflit ou plutôt des valeurs féminines comme la douceur ou l’harmonie", ils sont 66% à considérer que "la féminisation de la société constitue une réalité", les hommes (72%), les catholiques pratiquants (71%) ou les sympathisants de droite (73%) étant plus nombreux à être d’accord avec cette opinion. Sans surprise, 68% des sympathisants de droite, 67% des catholiques pratiquants, 65% des hommes et 59% des Français interrogés estiment que "les hommes devraient davantage assumer leur part masculine". Voilà, j’ai transmis l’information, mais je m’autorise une seconde de méchanceté: honnètement je me demande si ce type d’enquête fait beaucoup notre connaissance des valeurs religieuses – mais quand une enquête interroge sur "les valeurs que la société valorise", tout est possible…

 

Vivre pleinement

Theos évoque les résultats d’un sondage mené par ComRes à la demande de CAFOD Tearfund Theos, wholly living. Il s’agissait de demander aux habitants du Royaume-Uni ce qui permet de rendre heureux. La publication de ce sondage coïncide avec la publication d’un rapport conjoint de Theos, CAFOD(Catholic Agency for Overseas Development) et Tearfund (entreprise chrétienne de développement et soutien) sur le développement international, Wholly living.
Interrrogés sur ce qui les rend heureux, 97% des personnes évoquent le fait de passer du temps avec leurs familles et leurs amis, 92% choisissent "avoir un travail intéressant". Un salaire élevé ne vient en tête que pour 64% des interviewés. Theos souligne le fait que 75% des interviewés citent le fait d’aider les autres, 54% le fait d’aider les autres à l’étranger.
Théos se réjouit aussi, y voyant un signe positif pour notre société, que 89% des interviewés, interrogés sur ce qui les rend heureux, affirment qu’il est important pour leur bonheur de vivre dans un monde où la pauvreté n’existerait pas. Pour ma part, j’avoue que je m’interroge sur les 11% restant… bref, les résultats complets du sondage sont .