Les Français et la morale laïque à l’école

L’IFOP met en ligne les résultats d’un sondage sur l’introduction à l’école de cours visant à enseigner aux enfants les principes et comportements du « vivre ensemble » dans notre société, mesure annoncée par le Ministre de l’Education Vincent Peillon.

L’unanimité semble être faite autour de l’approbation de cette mesure, avec 91% des Français qui y seraient favorables, dont près de la moitié (48%) « très favorables ».

Il est difficile de repérer et d’expliquer les variations, qui ne sont pas très significatives. Ainsi, le classique clivage droite-gauche n’est pas révélateur ici: 93% total gauche contre 88% total droite; l’opposition la plus forte se trouve entre les sympathisants du PS (favorables à 95%), et les sympathisants du Front national (favorables à 86%). Peut-être que les fidélités individuelles ont pu jouer: 57% de personnes ayant voté pour Jean-François Hollande aux présidentielles se disent « très favorables » à cette mesure.

L’appartenance religieuse ne semble pas un facteur déterminant; les catholiques sont 91 % à approuver la mise en place de ce type d’enseignement; aucune différence donc avec les personnes se revendiquant sans religion. On peut juste noter que les catholiques pratiquants sont moins nombreux (86%) à être favorables que les non pratiquants (93%).

On remarque par contre des variations plus sensibles en ce qui concerne le degré d’adhésion à l’idée: « la proportion de « très favorables » passe en effet de 30 % parmi les moins de 35 ans, à 44 % parmi les 35/49 ans, puis à 57 % parmi les 50/64 ans et enfin à 64 % auprès des 65 ans et plus, générations en âge d’avoir connu les cours de morale dispensés jusque dans les années 60 ».

On constate également que les cadres supérieurs sont 81 % à se dire favorables à l’introduction de ces cours; les employés (93 %) et les ouvriers (90 %) semblent plus enthousiastes.

Il me reste une question, pour mettre un peu de légèreté dans ce post: on repère un jugement positif particulièrement marqué parmi les habitants de l’agglomération parisienne (57 % de « très favorables »). Les responsables de l’enquête évoquent « le fait que la question du vivre ensemble s’y pose avec davantage d’acuité qu’en province où « seuls » 46 % des habitants seraient très favorables à cette initiative ». Il faudrait, pour mieux comprendre, savoir ce qu’on entend ici par « province » opposée à Paris: par exemple, qu’en pensent les habitants de Mulhouse, que Manuel Valls propose de classer comme zone de sécurité prioritaire? Et surtout, que dirait Kamini

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